La nuit des morts-vivants, premier film de George A. Romero sortie en 1968 qu’il réalise et finance de lui-même avec un budget restreint et très peu d’équipement à seulement 28 ans, est un film à la fois d’horreur zombie mais également fantastique. À cette époque, l’Amérique fait face à de nombreux conflits raciaux et sociaux importants.

Le film raconte l’histoire de Barbara et Johnny se rendant sur la tombe de leur père quand soudain un étrange homme vient les attaquer : il se révèle être un mort-vivant. Barbara réussi à fuir mais son frère est lui tué. Elle se réfugie dans un abri alors que de plus en plus de morts-vivants arrivent. Elle y fait la rencontre de Ben, un jeune afro-américain ainsi que d’autres fugitifs comme Judy et Tom qui représentent un jeune couple à l’image parfait mais aussi Helen, Harry et Karen qui représentent une famille typique américaine qui rappelle également le contexte historique de l’époque puisque Harry se montre désagréable et tient des propos dénigrants envers Ben.

Dès son premier film, Romero intègre les grands critères du genre zombie pour la première fois et révolutionne le genre horreur. En effet, dans son film, les zombies sont des morts sortis de leur tombe comme on peut le voir dans la scène de début quand Johnny et Barbara sont dans le cimetière. Ils ont une voracité obsessive pour l a chaire humaine, une démarche lente, produisent des bruits étranges, ont des corps en mauvais état ou à un stade de pourrissement avancé. On est contaminé par un mort-vivant par une morsure et le seul moyen de les abattre est de leur tirer une balle dans la tête. On retrouve ces critères dans bon nombre de film au genre zombie qui succède à celui-ci. Ce film révolutionne aussi le genre horreur car il montre de rares plans de violence pour l’époque : beaucoup de sang, de chair. Dans le contexte du Nouvel Hollywood l’époque, Romero se libère du Code Hays (code d’autocensure pratiqué par les studios depuis les années 1930). Plusieurs scènes reflètent cette décision. Par exemple, on peut voir dans le film les zombies se ruaient sur plusieurs morceaux de chair et les manger sans que cela ne soit censuré. Les cadavres ne sont pas non plus censurés, on peut aussi voir les morts-vivants avec des balles dans la tête mais également dans la dernière scène du film et notamment dans le générique de fins. On peut aussi supposer une dénonciation des conflits raciaux de l’époque par le personnage de Ben, afro-américain et personnage principal du film. Romero met également ces problèmes en intégrant Harry, un personnage aux propos racistes et dénigrants pour Ben tout au long du film.

J’ai personnellement vu ce film récemment, je n’ai donc pas eu les réactions que le film a du susciter à son époque mais c’est un film très intéressant que je conseille aux personnes qui sont intéresser par l’histoire du cinéma puisque La nuit des morts-vivants de George A. Romero est le film fondateur du genre zombie et illustre tous les critères des films de zombie encore repris de nos jours. Ce film m’a également montrer comment était réalisé les films à l’époque, les codes qui était utilisés qui sont différent d’aujourd’hui puisque que c’est le premier film des années 60-70 que je voyais.

O.Casiez


La nuit des morts vivants, le renouveau des films de zombies

Le film commence sur un frère et une sœur, Johnny et  Barbara, se recueillant sur la tombe de leur père tandis qu’un homme mystérieux approche. Pour effrayer sa sœur, Johny se rapproche du vagabond mais celui-ci le tue…Alors commença la nuit des morts vivants. Barbara réussit à prendre la fuite et se réfugie dans une maison qui sera le lieu principal de film. Elle y rencontre plusieurs autres personnes dont le personnel principal, ensemble ils vont essayer de survivre à cette nuit d’épouvante. Le film instaure plusieurs codes, qui vont devenir au fil des années des incontournables du film de zombie, comme la coupure du monde extérieur ou bien les zombis en eux même , leur mettre une balle dans la tête pour les tuer, des mouvements simples et une démarche lente, caractéristique qu’on retrouvera plus tard dans la majorité des films de zombis.

Réalisé en 1967, George Romero s’associe à Russo pour l’écriture du scénario. Ensemble, ils écrivent la nouvelle référence du film de zombie en mettant l’accent sur le réalisme ; une violence bien visible qui est d’ailleurs une révolution pour l’époque ou bien sa fin tragique qui accentue se réalisme. Mais Romero ne s’arrête pas là, ses choix techniques servent aussi au film, comme la caméra portée, présent pratiquement tout le film, qui renforce l’horreur et l’immersion, mais aussi les lumières, ce noir et blanc qui au début du film nous donne comme une impression de malaise avec ces scènes qui paraissent comme un documentaire, comme si les morts vivants les observés. Même si il y’avait une version couleur je pense que le noir et blanc sert vraiment au film. Un des éléments les plus intéressant du film reste le huis clos qui est très efficace, on se sent comprimé, prisonnier avec eux, et on ne tombe jamais dans l’ennui. L’écriture de Romero est très bonne et le développement des personnages est très bien maîtriser. Il est si maîtrisé qu’il peut introduire cinq nouveaux personnages en milieux de film sans que cela gêne la narration. Romero sait ce qu’il fait de ses personnages et je pense que ce bon développement rattrape parfois le jeu d’acteur. En effet, par manque de budget, le réalisateur a dû faire appel à des semi-professionnels et parfois cela se sent un peu mais dans la majorité du film l’interprétation reste correcte, surtout de la part de Duane Jones (Ben) qui, je trouve, s’en sort très bien et qui est clairement le meilleur acteur du film.

En conclusion le film La nuit des morts vivant est un très bon film avec une mise en scène excellente qui, 60 ans après, reste pas mal du tout avec des vrais moment angoissants. Un très bon développement, on s’investit pour les personnages et on a peur pour leurs morts. Romero avec ce film a su redonner une nouvelle vie au genre zombie et je pense que des séries comme the walking dead n’aurait jamais existé sans ce film. Rien que pour cette créativité, il mérite son titre. Le film ne dispose de presque pas d’effet spéciaux ce qu’il fait qu’il a très bien vieillit et le noir et blanc ne dérange pas du tout, le jeu d’acteur, parfois imparfait, reste quand même très bon.

M.Sauty

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