Le film de Diego Quemada-Diez s’intitule « rêve d’or ». Il narre l’histoire de quatre adolescents décidant de quitter leur pays d’origine pour s’aventurer vers leur « rêve d’or » : les états unis.

Dès la première séquence, Juan, jeune adolescent Guatémaltèque, rassemble ses affaires et s’apprête à quitter le plus grand bidonville du pays. Sarah, l’accompagnant, entame sa transformation en garçon : elle cache sa poitrine avec un bandage et prends des pilules la protégeant contre d’éventuelles agressions sexuelles lors de sa migration. Ciseau en mains, elle se coupe les cheveux et cache son visage à l’aide d’une casquette. Samuel, autre garçon du bidonville les accompagnent.

Sur la route, ils rencontrent Chauk, un jeune Indien avec qui ils nouent difficilement des liens d’amitié : plus qu’un film de voyage, le « road movie » est l’occasion pour les voyageurs de se découvrir et de créer de nouveaux liens, un parcours initiatique. Juan et Chauk, au début, sont très retissant à l’idée de devenir amie ou de collaborer. Juan n’accepte pas ce nouvel arrivant qui, pour lui, n’est qu’un intrus. Contrairement à Sarah, qui elle n’est pas contre l’idée d’accueillir un nouvel arrivant dans leur groupe, donc à plusieurs reprises elle s’opposa à leur confrontation ne donnant pas raison à Juan ce qui fait naître chez lui de la jalousie.

Diego Quemada-Diez, ne voulait pas juste créer un film, il voulait dénoncer une réalité et nous montrer la difficulté des migrants pour pouvoir survivre durant leur voyage et leur condition de vie qui est déplorable. Il a donc pour se faire choisis de mettre en avant des personnes auxquels on pourrait s’attacher facilement et au fur et à mesure du film les faire « disparaître » pour des raisons qui sont toutes possibles pour insister sur le côté réaliste du film. Par exemple, Chauk se fait tuer dans le désert et Sarah kidnapper après la découverte du fait qu’elle soit une fille ce qui nous a tous beaucoup frustrés et rendu triste. Mais certains personnages n’ont pas que de bonnes intentions envers les migrants, on peut prendre pour exemple les passeurs de frontière qui les ont abandonnés au moment de traverser le désert ce qui causa par la suite la mort de Chauk. Donc tout au long du film, le spectateur se rend compte qu’il ne s’agit que d’un rêve, cette image positive du film se détériore pour laisser à une image triste mais réaliste : il ne s’agissait que d’une illusion. La neige dans le film est ici un motif récurent faisant allusion au rêve de Chauk qui prennent possession de la séquence : cet effet est toujours accompagné d’une musique jouée au piano.

En conclusion, ce film nous a profondément touché par son côté réaliste mais aussi quelques passages où certains personnages faisaient part de bonté et d’humanité. On peut donner pour exemple les agriculteurs qui lançaient des oranges sur le train pour nourrir les migrants, ou encore Juan qui était prêt à céder sa vie pour celle de Chauk durant le passage où ils étaient retenus prisonniers par un groupe de personnes malfaiteurs. On peut aussi constater que ce rêve n’était pas ce qu’il pensait être. Á la fin du film, on voit Juan en Amérique travaillant dans un abattoir nettoyant le sang et les restes d’organes de cadavres tombés à terre. On peut voir en ses expressions de visage qu’il est également déçu : à ce moment, lorsqu’il était dehors et qu’il neigeait, cela lui fit remémorer Chauk qui était alors devenu comme un frère.

Joshua, Guillaume et Nolwen

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